Le poid du passif, où le retour des idées derriére la tête

Qu’est ce qu’une oligarchie, et es t’il possible d’échapper aux formatages de son milieu d’origine?
Dans un débat d’idées, en énonçant que des idées,  certaines critiques peuvent être difficiles, à partir du moment où on est censés appartenir à la même mouvance, du fait d’une certaine bienséance (pas nécessairement partagée par tous).
Par contre , il peut arriver que les réalités que recouvrent ces idées n’aient , ni les même conséquences, ni les même implications, selon son origine. Cela peut être un problème de culture, mais aussi lié aux premiers apprentissages de la petite enfance: la réalité que l’on met derrière la signification des mots, n’est pas nécessairement similaire suivant qui nous l’a transmise.
Dans un milieu, où les places sont déjà prises, parfois depuis plusieurs génération, le sens de « ce qui nous est dû » par « la loi naturelle », n’apporte pas ,nécessairement, la même interprétation au sens des mots valeurs ou injustice. Pour certains, tout sera conditionné par la préservation d’une échelle sociale, car il s’agit de l’organisation naturelle de la société, et de ce fait le côté méprisable, des personnes qui veulent aplanir cette échelle sera plus qu’évident (…). De fait, le combat s’arrêtera quand l’injustice faite à leur famille sera résolue. Par contre, cette analyse ne tient absolument pas en considération, les interactions liées à un monde qui évolue, ou qui est soumis à des implications extérieures. Le combat s’arrête à leur personne, ou à leur famille, ou à leur groupe restreint. Dans une société fermée, dans laquelle les élites sont le Peuple, et le peuple n’est rien ( ce qui a pu être le cas, quand chaque famille était une famille nombreuse, surnuméraire et où l’individu non relié à un réseau n’était rien).
Cette forme d’analyse déformée, impacte l’esprit de ceux qui en sont originaires. La vision de l’autre, est au pire une vision paranoïde: dans un absolu, tout individu qui ne participe pas à la « famille », est une menace, et déclenche un réflexe d’agression, pouvant amener à de véritables crises de paranoïa aiguës. A cela, s’ajoute le fait qu’il est très facile d’utiliser les techniques, qui ont été inculquées dès l’enfance: quand on apprend à se servir d’une scie ou d’un marteau, la découverte d’un pinceau ou d’une paire de ciseaux n’est pas évidente.
La reproduction de la forme de société ne se fait pas par l’idéologie, mais par les pratiques utilisées. On peut, par exemple, se définir comme féministe, et traiter tout élément féminin comme une serpillère, ou un utilitaire (du groupe restreint ou de l’intérêt fonctionnel ou particulier du groupe): l’important ce n’est pas le chiffon que l’on agite, ce sont les pratiques, les actes et les faits, le conditionnement familial ou éducationnel est prédominant dans ce cas  (pour certains être propriétaire d’une idée comme on pourrait être propriétaire d’un champ, ou d’un troupeau).
L’arme de la meute ou la fabrication par ingénieure sociale des réputations, est un trait archétypal de la reproduction de société archaïque basée sur un organisation oligarchique, détruisant par essence toute force d’évolution (mais non toutes formes de profits).
Cette mini analyse permettra peut être d’expliciter, une des causes de la faillite des idées abertzales actuelles (parfois leur remplacement par d’autres plus opportunistes ), ou d’en rajouter à l’analyse développée par Allande Socarros.

Pays Basque nord : un mouvement abertzale de gauche en déshérence

Allande Socarros —

Il n’est pas dans mon intention d’analyser aujourd’hui les résultats des élections législatives

Il n’est pas dans mon intention d’analyser aujourd’hui les résultats des élections législatives des 11 et 18 juin 2017 du point de vue abertzale, dont on sait que l’offre proposée à l’électorat était double, à savoir les candidats estampillés Euskal Herria Bai et ceux du PNB/EAJ. Outre le fait que, le temps ayant passé, ceci pourrait à juste titre apparaitre comme du « réchauffé », d’autres maitrisent bien mieux que moi cet exercice qui requiert à la fois précision, impartialité et clairvoyance.

Je relèverai juste que les concurrents abertzale ont eu le « triomphe modeste », si tant est que triomphe il y ait eu matière à avoir… Augmentation en nombre de voix et en pourcentage ? Peut-être… Tout dépend du mode de lecture que l’on adopte et de la comparaison que l’on établit. Mais ce qui est en revanche absolument indéniable, c’est le fait que, à l’instar de la France entière, le Pays Basque nord n’a pas échappé à une abstention record de la part du corps électoral. Donc, si d’aucuns avaient voulu se gargariser d’avoir progressé en termes de nombre de voix ou de pourcentage, ou des deux à la fois… il aurait été facile de leur rétorquer que l’abstention massive démontre en creux que l’offre abertzale non plus n’a pas réussi à mobiliser les électeurs. Si une moitié de l’électorat a boudé les représentants des forces succursalistes françaises – y compris ceux qui se prétendent « En Marche » vers du renouveau dans la vie politique –, elle ne s’est pas davantage sentie attirée par les abertzale, qu’ils soient de « gauche » ou de « droite ». Cela devrait à tout le moins interpeller les « stratèges » de la chose électorale au sein des formations politiques abertzale… si celles-ci n’étaient pas retombées fissa dans la léthargie qui les caractérise depuis bien longtemps, hors périodes des élections ! (suite…)

Un article critique alors que pour une presse abertzale optimiste, le millénium est presqu’accompli

Depuis plusieurs années, les guerriers sont fatigués ou écartés. Le mot guerrier ne doit pas être pris dans sa signification intégrale, il pourrait correspondre plus facilement au terme que dans d’autres endroits on qualifierait de « gauchiste« , car comme tout un chacun le sait, ceux ci ont tendance à voir dans la société un terrain de bataille, et par là, il est facile de les assimiler à des tenants d’un idéal révolutionnaire incontrôlable.
A l’opposé se situe le « gestionnaire« , que l’on peut assimiler à un individu de la droite traditionnelle locale, dont la survie va de paire avec la récupération de l’héritage des luttes passées, même s’ils se battaient contre, fort peu de temps auparavant.
Ainsi l’oligarque traditionnel s’humanise en abertzale (patriote basque), après avoir représenté une forme de pouvoir inégalitaire et autoritaire, lié à une société figée depuis des siècles , où règne un certain sentiment égalitariste au niveau de la base, mais où la stratification de la société fait rêver à un ordre établi cimenté par une idée religieuse apparente et inaltérable. Cette société ou les ressources restreintes, ont poussé pendant des siècles les gens du peuples à s’expatrier. L’appartenance à une terre , et les droits de la gestion de celle ci par les ainés, liée à une forte natalité, ne permettant pas à tous de se rattacher à la gestion d’un domaine: Une majorité de sans terre, perdant leur représentativité, mais non leur liberté s’expensant dans le monde entier.
Or la ressource locale, liée au taux de natalité fort s’épuise, s’établissant au nivaux globaux européens, l’idée religieuse disparait comme ciment de la société, compromise par ses excès et le rejet d’une stratification de la société traditionnelle trop important et trop inégalitaire. Désormais chaqu’individu compte, car il n’est plus en version jetable.
D’un autre côté, il n’y a pas de faute à rechercher chez les autres, (car ce sont toujours les habitants locaux qui vendent leurs terres au plus offrants), et ceux ci ne sont pas infâmes, ils sont humains et leurs valeurs humaines sont parfois et souvent vraiment réconfortantes.

Le « désarmement de ETA » ou l’histoire d’une triste pantalonnade…

Allande Socarros —

L’effervescence du 8 avril 2017, jour où l’organisation clandestine armée ETA est censé avoir été « désarmée », étant retombé comme un soufflé de gâteau (basque ?), je me décide à apporter quelques réflexions sur ce que je qualifierai d’emblée de « journée de dupes ». Dans un  commentaire sur mon compte Facebook, publié la veille de cette journée qualifiée « d’historique » par certains, j’avais déjà exprimé mon opinion sur le sujet et c’est cette première appréciation que je vais développer ici. (suite…)

QUAND ON EN PARLE PAS, CA N’EXISTE PAS

boite

Comme vous le constatez sur la photo, une chose qui s’est passée sans bruit: nos splendides boites à courrier n’affichent plus le département 64 d’un côté, et de l’autre « autres départements et étranger », mais « AQUITAINE » avec les numéros de départements:

64, Pyrénées atlantiques

24, Dordogne

33, Gironde

40, Landes

47, Lot et Garonne

pour beaucoup d’habitants du Pays Basque, certains de ces numéros de départements défient l’imagination.

Habitués à réfléchir à un département 64, (séparé en deux entités distinctes : Béarn et Pays Basque, peuplé en 2010 de 653 615 habitants, en 2009, la partie basque comprenait 286 779 habitants); il faut maintenant se projeter , non plus en tant qu’arbitre ou population majoritaire dans un espace défini et réduit, mais comme une composante d’un espace aquitain de 3 237 452 habitants (Dordogne: 419 149 habitants en  2010, Gironde: 1 449 245 habitants en 2010, Landes: 384 320 habitants en 2010, Lot et Garonne: 331 123 habitants en 2010).

Si nous prenons le département 64, nous représentons prés de 20.19% de la population de l’espace global aquitain, en se basant sur la population du territoire basque, nous sommes 8.8% de la masse totale.

Hors du concept d’abertzalisme, ou même de l’existence d’un fait basque, nous avons affaire à la disparition d’un impact sociétal, car que représente 8.8% d’une population non homogène face à un redéploiement des politiques de gestion du territoire, à une époque de récession économique et de gestion serrée ?

Pas de concertation, mais une politique à court et moyen terme du fait accompli (est’il de même en ce qui concerne la fusion de la CAF de Bayonne et de Pau, est ce une première étape ?)

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