LE VAL D’AOSTE

800px-flag_of_valle_daostasvgLe Val d’Aoste constitue sans doute la plus petite communauté autonome d’Europe occidentale, que ce soit en terme de superficie territoriale – 3.300 Km2 – que de population – 126.000 habitants. Son organisation en région autonome est concomitante à la naissance de la République italienne, succédant au régime fasciste qui avait tout tenté pour éradiquer la spécificité valdotaine. (suite…)

LES ILES FEROE : UNE AUTONOMIE DANOISE NON INTEGREE A LA CEE

532px-coat_of_arms_of_the_faroe_islandssvgLes pays de l’Europe du Nord ont des traditions de fonctionnement démocratique avec lesquelles des Etat-nations comme la France, l’Espagne ou la Grande-Bretagne ont bien du mal à supporter la comparaison. Ainsi, le Danemark a non seulement concédé une large autonomie aux Iles Féroé, mais Copenhague a, en outre, accepté que ce territoire insulaire peuplé par 47.700 iliens ne soit pas intégré dans l’Union européenne. En conséquence, les autorités Féroïennes (ou Féringiennes) n’ont pas à appliquer les régles communautaires, alors même que leur État de tutelle est membre de l’UE. Sans entrer dans un débat sur les avantages ou inconvénients de cette singularité, ce cas de figure est très intéressant à observer, en ce sens que la liberté de choix dont dispose les Iles Féroé se rapproche davantage d’un statut confédéral que fédéral. En effet, seule une entité indépendante peut, en théorie, bénéficier d’un tel niveau d’autodétermination. Il y a là matière à réfléchir pour le devenir institutionnel du Pays Basque – considéré dans chacune de ses différences statutaires actuelles comme dans son ensemble – et pour la configuration européenne dans laquelle Euskal Herria aurait volonté à s’inscrire. Car, quoiqu’en dise les europhiles les plus fervents, l’Union européenne est bien davantage aujourd’hui une véritable usine à gaz et un outil taillé sur mesure pour les marchants de tout poil qu’un espace de fonctionnement démocratique et solidaire. (suite…)

ITALIE ET ALLEMAGNE : DEUX TYPES D’ORGANISATION AUTONOMIQUES

L’Allemagne et l’Italie ont pour point commun d’être des États ayant connu une unification assez tardive. En effet, l’Empire allemand, regroupant l’ensemble des états germaniques ayant souhaité se soustraire à la tutelle autrichienne, a été constitué en 1871 et le Royaume d’Italie est née en 1861, même si l’unification ne s’est achevé que plus tard, avec l’intégration de Venise (en 1866) et de Rome (en 1870). Mais, pour ces deux États européens, unification n’a pas été synonyme de centralisation et d’uniformisation, comme cela fut le cas pour l’auto-proclamée «Patrie des Droits de l’Homme». L’Allemagne et l’Italie ont cependant connu des évolutions institutionnelles différentes, la première étant aujourd’hui un État fédéral, tandis que la seconde constitue ce que l’on peut appeller un État régional. L’article qui suit apporte des éléments de comparaisons entre ces deux modèles institutionnels. (suite…)

LA FEDERATION HELVETIQUE

400px-suisse_cantonssvgLa Suisse – de son nom officiel, La Confédération helvétique – suscitte chez les non-informés des sentiments faconnés par les images d’Épinal et autres visions caricaturales. Ce pays n’est pas seulement celui des banques et des fromages, des conservatismes et d’une indépendance farouche. Il est surtout celui d’un modèle institutionnel qui parvient à concilier – même s’il y a parfois des conflits – les aspirations, pas si facilement conciliables, du «vivre ensemble» et du «décider là où il convient de le faire». Il s’agit aussi d’un pays où les citoyens – au niveau des Cantons comme dans l’ensemble fédéral – ont réellement le pouvoir d’influer sur les décisions politiques, via le mécanisme des «votations». La Suisse démontre que la «démocratie participative» est autre chose qu’un slogan creux de campagne électorale à la française, même si l’application de ce principe doit être conciliable avec la conduite des affaires publiques par des responsables élus pour cela. (suite…)

LES ETATS UNIS D’AMERIQUES

800px-flag_of_the_united_statessvgLorsque cet article paraîtra, les élections présidentielles américaines auront données leur verdict et nous saurons qui de John McCain ou de Barack Obama dirigera la (encore) première puissance économique et militaire du monde.

Et il ne faut pas croire que l’un ou l’autre, c’est «bonnet blanc et blanc bonnet»…

On peut très légitimement nourrir une antipathie pour les USA symboles – ô combien – d’un impérialisme au service de leurs intérêts économiques et géo-stratégiques, du culte à outrance de l’argent-roi, de l’individualisme à tout crin, d’une conception de la société placée sous la coupe des « valeurs » religieuses les plus réactionnaires et moralistes… et de bien d’autres choses encore !

Cela ne doit pas nous empêcher de nous intéresser à leur système institutionnel que l’on pourrait définir comme une «ultra-décentralisation». Nous savons, en Euskal Herri et ailleurs, combien le centralisme à la française est fondamentalement anti-démocratique. La lecture de l’article qui suit devrait nous convaincre que l’atomisation des niveaux de décision ou de gestion n’est pas forcément un meilleur modèle. (suite…)

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