HOMMAGE A HELETTE

Près de 400 personnes ont rendu hommage à Jean-Louis Larre dit Popo ce jeudi 7 août 2008 à Hélette en Pays basque nord pour le 25ème anniversaire de sa disparition. En cette occasion, Gabriel Mouesca a rappelé que ni ses camarades de lutte, ni ses amis, ni sa famille, ne renoncerons jamais à connaitre la vérité : notre Nun da Popo ? retentit désormais sur l’internet.
Familiers, amis, copains, camarades ou illustres inconnus, nous avons ouvert les commentaires sur le blog Nun da Popo ? afin que vous y laissiez votre témoignage personnel comme un cri de plus pour retrouver Popo.

TONALESTATE 2008

Autonomia Eraiki était invité début août en Italie pour prendre part à la semaine de conférences de Tonalestate, à Ponte di Legno. Ces conférences qui rassemblent tous les étés quelques centaines de personnes venues du monde entier avaient pour thème cette année, le multiculturalisme. Un thème décliné dans bien des domaines allant des religions à l’action syndicale, en passant par les luttes identitaires.

Des philosophes ont apporté leur éclairage, ainsi que des universi- taires de renom. Mais également des hauts dignitaires catholique (Cardinal Tauran), israélite (Rabbin Serfaty) et musulman (Dalil Boubakeur). Et enfin, des acteurs de terrain. Pour citer quelques noms : Michel Warschawski, journaliste de l’Alternative Information Centre de Tel-Aviv, Han Dong Fang, directeur du China Labour Bulletin de Hong Kong, Thokozani Khuphe, vice-présidente du Mouvement pour un changement démocratique, au Zimbabwe, Guido Barbera, président de la Coordination des initiatives popu- laires de solidarité internationales (Italie) ou Uri Avnery, fondateur du mouvement Gush Shalom à Tel Aviv. Et pour Autonomia Eraiki, Gabi Mouesca.

Tonalestate est un lieu où des rencontres improbables se produi- sent. Le cadre féerique des Alpes Italiennes (prés de 2500 mètres d’altitude), ou le sens de l’accueil de l’association organisatrice y sont probablement pour quelque chose. Grâce à une batterie de traducteur(trice)s, des Palestiniens échangent avec des Israéliens, des Italiens ou des Français avec des jeunes d’Equateur ou du Venezuela. Une représentante du gouvernement tchétchène en exil discute avec un avocat belge. Pas de journaliste. Probablement un des éléments expliquant aussi le caractère très particulier de cet événement annuel.

LE 7 TOUS A HELETTE

Rendez-vous nous est donc donné le jeudi 7 août 2008, à Hélette, à 19 heures, pour un nouvel omenaldi à Popo Larre. Un hommage de plus penseront certains tandis que d’autres trouveront toujours un motif pour ne pas y être. Parce que ce sont les vacances, parce que la famille, les amis, un engagement pris par-ci, une invitation par là. Mille et une raisons pour ne pas être à Hélette ce jeudi.

Il n’est pas question ici de culpabiliser quiconque, pas plus que de se placer en donneur de leçon. Mais il est important de rappeler que Popo, dont nous marquerons à l’occasion de cet omenaldi le quart de siècle de sa disparition, était un jeune parmi les jeunes, abertzale parmi abertzale, généreux, travaillant sans relâche à la revitalisation de notre pays. Il se donnait sans compter parce que conscient que la vie à du sens, et qu’être Basque en terre basque n’est pas le fruit d’une quelconque grâce, mais bien la conséquence d’une volonté affirmée, d’un combat quotidien, d’un désir transcen- dant toutes les difficultés, les périls. Il nous faudra être sur la place d’Hélette ce 7 août, pour tout simplement rendre hommage à un jeune homme de notre pays basque – un abertzale –, qui a donné le meilleur de lui même.

Il est des rendez-vous à ne pas rater dans la vie tels qu’être présent en un moment où au-delà des divergences politiques, idéologiques, l’on est rassemblé pour saluer la mémoire de l’un des nôtres, fils d’Euskal Herri, dont la disparition demeure pour chacun de nous une interrogation à laquelle nous voulons qu’enfin réponse soit portée. Nous le lui devons. Nous le devons à sa famille. Nous le devons à notre conscience, individuelle et collective.

Des chanteurs, danseurs, musiciens et bertsulari participeront à cet omenaldi. Ils seront les porteurs d’un message clair comme de l’eau de roche : Euskal Herria vivra par la volonté de ses filles et fils. L’euskara et notre culture vivront car telle est notre volonté. Popo était porteur de ce même désir de vie, acteur de ce même combat au quotidien. Nous serons à Hélette ce jeudi 7 août pour le rappeler et affirmer haut et fort que, 25 ans après le premier «Nun da Popo ?» crié dans une forêt landaise, la question reste tout aussi cruellement posée mais que les bâtisseurs continuent leur labeur, jour après jour, à Hélette comme dans tout Euskal Herria…

IL Y A 25 ANS, JEAN-LOUIS LARRE NUN DA POPO ?

Le jeudi 7 août prochain fera 25 ans que Popo Larre, militant d’Iparretarrak a disparu suite à la fusillade dite de léon. Vingt-cinq ans que ses camarades de lutte et de trés nombreux Basques demandent à l’Etat quel sort a été réservé à Popo suite à la chasse à l’homme consécutive à cette fusillade dans les Landes. Un quart de siècle que la question est posée : « Nun da Popo ? »

Un nouvel hommage lui sera rendu le 7 août prochain, sur la place d’Hélette, à 19h. Heure à laquelle, vingt cinq ans plus tôt, s’est produit cet échange de tirs entre militants d’IK et militaires français. Nous devrons être nombreux ce jour-là pour témoigner de notre solidarité à toutes les femmes et les hommes de ce pays qui ont eu à souffrir et continuent à souffrir de la répression. Nous devrons être nombreux lors de cet Omenaldi pour exiger de l’Etat français qu’il réponde à la question : « Nun da Popo ? ». Nous devrons être nombreux ce 7 août 2008, à Hélette, pour affirmer que la lutte continue et qu’elle ne trouvera une issue que dans la négociation.

Le jeudi 7 août 2008, à 19h, toutes et tous à la place d’Hélette !

Popo, gogoan zaitugu !