EUSKAL HERRI, KANAKY : SOLIDARITE

La délégation citoyenne d’Iparralde présente à New York pour par- ticiper aux travaux de la session de l’ONU consacrée aux droits des peuples autochtones avait rencontré nombre de représentants de peuples en lutte. Parmi lesquels, des représentants du peuple Kanak. Les discussions avaient, entre autres, permis d’évoquer la question des relations entre autochtones et non autochtones sur la terre de Kanaky. C’est suite à ces échanges riches et fraternels que Autonomia Eraiki a tenu à adresser aux Kanaks ce message de solidarité. Avec un mot à l’adresse des filles et fils d’Euskal Herri qui vivent et travaillent en Kanaky.  Autonomia Eraiki a tenu à rappeler à ces derniers le devoir qui nous incombent dans nos relations avec les peuples qui nous accueillent sur leur terre.

Nous saluons du Pays basque nos frères Kanaks avec qui nous avons participé à l’Assemblée des Peuples Autochtones qui s’est déroulée au siège des Nations Unies à New York, en début du mois de Mai.

Lors de ces rencontres nous avons pu mesurer la détermination des peuples autochtones qui veulent s’affirmer et vivre debout face aux politiques négationnistes ou assimilationnistes plus ou moins mas- quées des Etats ainsi qu’aux pratiques de recherche de profit destructrices et uniformisatrices des multinationales.

En ce qui nous concerne, nous pressentons un combat de longue haleine pour faire appliquer par l’Etat français la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones qu’elle a signé en Septembre 2007

Nous profitons de ce message pour saluer aussi nos concitoyens du Pays Basque qui travaillent en Kanaky. Nous savons que beaucoup d’entre eux ont pu développer des liens d’amitié avec leurs hôtes qui ont accepté de les accueillir sur leurs terres, pratiquant ainsi au quotidien la solidarité entre les peuples. Quand à ceux qui se com- portent comme des colonisateurs qu’ils sachent que la reconnais- sance et le respect que nous revendiquons en tant que Basques ne peuvent être compréhensibles que par le respect que nous expri- mons envers les peuples avec qui nous cohabitons.

C’est dans le respect de la volonté d’émancipation des peuples autochtones qui a été exprimée avec force lors de la 7ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies que nous réaffirmons notre solidarité envers le Peuple Kanak et notre volonté de travailler avec l’ensemble des Peuples qui luttent pour la reconnaissance de leurs droits.

Autonomia Eraiki

LE PRINCIPE DE LA GRENOUILLE

La petite parabole ci-dessous nous a semblé très adapté à la situa- tion que nous vivons aujourd’hui, tant sur le plan écologique que sur le plan politique ou social.

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe douce- ment. L’eau est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La tem- pérature continue de grimper. L’eau est mainte- nant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affo- le pas pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s’extraire de la marmite. (suite…)

CYBER-ACTION, LA VERITE SUR LA FERME EN VILLE

Les organisateurs du Salon La Ferme en Ville de Bayonne (Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques, FNSEA, lobbies pro-OGM, pro-maïs irrigué et pro-agrocarburants….) n’avaient pas pensé enregistrer leur nom de domaine.

Las, des petits malins, consommateurs en colère, l’ont fait à leur place.

Exaspérés de voir l’agriculture industrielle et productiviste pourrir leur santé et leur environnement, ils ont donc créé le site www.lafermeenville.fr.

Son objectif : démontrer la responsabilité de la FNSEA et de la Chambre d’Agriculture dans le développement toujours plus important de ce type de modèle agricole, au détriment de l’agriculture paysanne, respectueuse de la qualité des aliments et des équilibres naturels.

La méthode : mettre en ligne les propos de ces messieurs, quand ils se parlent entre eux, loin des oreilles du grand public. On admirera notamment la littérature édifiante tirée du Sillon, l’hebdomadaire de la FNSEA 64.

Grâce à des dizaines de complicités de blogueurs et de blogueuses (dont le blog Autonomia), www.lafermeenville.fr a peu à peu gagné du terrain jusqu’à remporter la bataille du référencement auprès des moteurs de recherche contre le site fermeenville.fr monté depuis, à grand coup de fric par une agence de com engagée par la Chambre d’Agriculture de Pau.

Le grand public dont l’attention doit être captivée par l’énorme campagne de pub prévue par le salon La Ferme en Ville dans les jours qui viennent, là aussi à grand coup de fric, peut donc depuis ce vendredi 30 mai au matin avoir accès à ce site internet :

-il y trouvera toutes les infos (qu’on se gardera bien de lui délivrer dans le salon La Ferme en Ville) sur les vraies politiques agricoles prônées sur le terrain par la Chambre d’Agriculture de Pau et la FNSEA, loin de l’image idyllique qu’ils essaieront de vendre dans leur salon.

-il pourra également s’y marrer franchement aux dépends de ceux qui empoisonnent son assiette et son environnement naturel.

Visitez et faites visiter le site www.lafermeenville.fr !

SOCIALISER L’AUTONOMIE

Après l’innovante initiative d’Autonomia Erai- ki d’aller porter la revendication autonomique au sein d’une instance de l’ONU en charge des droits des peuples autochtones, voici Batasu- na qui se lance dans une campagne de grande ampleur. Objectif affiché, distribuer dans tous les foyers d’Iparralde une plaquette donnant l’information sur ce qu’est l’autonomie et ex- pliquer le pourquoi du combat pour son obten- tion.

L’actualité est bien là. Tout comme l’avenir. Dans ce combat pour l’obtention des outils de notre autogestion. Un combat mené au nom de la permanente et infaillible volonté des Basques d’être debout sur leur terre. On ne peut que saluer la volonté des uns et des autres de travailler à l’information du plus grand nombre. Car, bien évidemment, il ne s’agit pas d’imposer une quelconque doctrine ou une quelconque vision de l’avenir aux citoyen(ne)s d’Iparralde. Convaincre pour vaincre doit être notre postulat. Notre objectif institutionnel est celui de la raison, mais aussi celui de l’indispensable idéal qui habite chaque abertzale (patriote basque). Car, soyons clairs, si l’autonomie est un modèle institutionnel qui fait la preuve de son efficacité, il est aussi pour nous, abertzale, un outil qui nous permettra de retrouver les moyens de notre liberté et de notre dignité.

Ces efforts de socialisation de la revendication autonomique, efforts de longue haleine, se font et se feront alors que le pouvoir réel est, en Iparralde, aux mains d’individus sans scrupule qui bradent notre pays. L’élection de la présidence du Conseil des élus du Pays basque en est la dernière illustration. Ces gens-là gagnent du temps en nous le faisant perdre…

LURRAMA, LA FERME !

La Chambre d’Agriculture de Pau a très mal vécu l’impressionnant succès populaire du Salon de l’agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement responsable Lurrama – La Ferme Pays Basque organisé à Bayonne par la Chambre d’Agriculture alternative d’Ainhice-Mongelos. Ils ont donc décidé  d’organiser à leur tour, exactement sur le même lieu, un salon agricole à Bayonne. On peut avoir plus de détails sur cette opération en consultant leur site : www.lafermeenville.fr D’énormes moyens financiers sont prévus pour l’organisation de ce salon et la campagne de publicité qui l’annoncera.

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