CONFERENCE DE PRESSE

Ce mercredi 15 mai, à 10h, les membres de la délégation citoyen- ne d’Iparralde qui a participé ces jours derniers aux travaux de la commission de l’ONU en charge des droits des peuples autoch- tones, ont rendu compte à la presse locale et régionale de leur séjour à New York. Après que quatre des membres de la délégation aient fait état du contenu de leur intervention officielle à la tribune de l’ONU, un premier bilan a été fait de cette opération. Il a ainsi été souligné que c’était la première fois qu’une délégation basque s’ex- primait à l’ONU. La délégation s’y est exprimée à quatre reprises afin de faire entendre la voix des Basques d’Iparralde et un repré- sentant de l’Etat français a demandé un droit de réponse pour défendre le point de vue du gouvernement face aux arguments et revendications avancées par les quatre Basques. Mais le fonction- naire diplomatique français n’a en fait su évoquer que le début de processus d’émancipation touchant la Kanaky et la Polynésie. Rien concernant le Pays basque nord sous administration française. Concernant les critères définissant les peuples autochtones, un débat se poursuit actuellement au sein de l’ONU. Si des experts anthropologues sont effectivement désignés pour plancher sur cette question, les délégués autochtones considèrent qu’avant toute chose il revient aux peuples eux-mêmes de se définir. Les membres de la délégation d’Iparralde ont particulièrement insisté sur leur attachement à la nomination par l’ONU d’un expert aux questions autochtones pour l’Europe de l’Ouest, seul territoire au monde non encore pourvu d’un tel expert à titre permanent. En ce sens, l’Etat français doit honorer ses engagements internationaux, ont souligné les membres de la délégation, et tout particulièrement celui de septembre 2007 vis à vis des peuples autochtones.
En conclusion de cette conférence de presse, un représentant d’Au- tonomia Eraiki (AE) a dessiné les priorités du mouvement pour les mois à venir. Dans un premier temps, des réunions publiques seront organisées en Pays basque nord (notamment par le réseau des gaztetxe) afin de rendre compte du déroulement et des consé- quences de cette opération à l’ONU. Ensuite, c’est vers Hegoalde (Pays basque sud) que se tourneront les militants de l’Autonomie pour Iparralde. En Navarre tout comme dans les trois provinces de la communauté autonome d’Euskadi, le projet diplomatique d’AE sera présenté. Autonomia Eraiki va s’attacher à consolider ses relations avec les mouvements et organisations rencontrées à l’ONU. Prioritairement, des actions plus spécifiques seront engagées en synergie avec lesdits peuples autochtones sous administration française. En ce sens, la demande de nomination d’un expert de l’ONU aux questions autochtones pour l’Europe de l’ouest devrait faire l’objet d’un suivi particulier. Autre priorité, la motion cosignée par Batasuna, Abertzaleen Batasuna et Eusko Alkartasuna lors du Forum sur l’autonomie de l’automne dernier à Bayonne est actuellement entre les mains de députés européens. Le suivi de cette motion s’inscrit toujours comme une priorité pour AE…

AVEC TEANAU TUIONO

Orai Zelanda Berrik ( Nouvelle Zélande) Maori populuko Teheran Tuhiono. Ingle- sez da eta itzulpena euskaraz. Hau ere bi zatitan emana da. Lehen partea :      Maorien agurra eta borrokak.

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Bigarren partea : Maori kultura eta hiz- kuntzaren egoera eta agur bat Euskal- duneri haren mintzairan.

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AVEC JEAN TAMANI

Kanakiarrekin Jean Tamani mintzo da, CNDPAko (Conseil National des Droits des Peuples Autochtones) arduraduna.

Lehen partea : Kanakiaren egoera.

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Bigarren partea : elkartasuna herrien artean.

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AVEC RIGOBERTA MENCHU

Rigoberta Menchu et Gabi MouescaGabi Mouesca n’a pas pu participer aux travaux menés par la délé- gation citoyenne présente à New-York car les autorités américaines ne lui ont pas accordé le visa. Reste qu’il a rencontré Rigoberta Menchu, ce samedi 3 mai, à l’occasion de la venue de la Prix Nobel de la Paix à Mont de Marsan. Au programme de cette rencontre informelle, une chaleureuse discussion autour du théme des droits des peuples autochtones, bien entendu. La Fondation Rigoberta Menchu était présente lors de la 7ème ses sion sur les questions autochtones à l’ONU.

4ÉME PRISE DE PAROLE ONU, 7ÉME SESSION

Manu TorreMilesker Lehendakari andere agurgarria, egun on deneri !

Ohore handirekin hartzen dugu hitza jatorriko herrien asanblada horretan, gure eskubideen egoera aipatzeko zuen aintzinean.(salutations en basque)

Merci madame la Présidente.

Madame la Présidente, membres du Bureau et représentants des délégations des peuples autochtones ici présents, Euskal Herria notre terre, la terre des Basques, se situe en Europe de l’Ouest, de part et d’autre des Pyrénées, entre l’Espagne et la France. Territoire que les Basques occupent bien avant la création de ces deux Etats car cela fait plus de 20 000 ans que notre culture se développe sur la terre de nos ancêtres. Le peuple basque a lutté durant des siècles et continue de lutter aujourd’hui encore pour défendre son territoire, sa langue, sa culture.

Nous nous réjouissons des avancées des droits des peuples autochtones dans certains pays d’Amérique latine comme en Bolivie, et nous exprimons notre solidarité avec tous les peuples autochtones en lutte pour défendre leurs droits. Nous avons pu mesurer, durant ces journées, combien les politiques d’assimilation, de négation ou de répression des Etats se ressemblent de part le monde.

La partie du territoire basque, d’où nous venons, est sous tutelle de l’Etat français.

Cependant l’Etat français nie notre existence même en tant que peuple et nous refuse la plus petite reconnaissance institutionnelle ainsi que l’officialisation de notre langue.

Face à ce déni d’existence nous voulons rappeler que la France a signé plusieurs accords internationaux dont la déclaration des droits des peuples autochtones qui stipule, dans son article 3, que les peuples autochtones ont droit à l’autodétermination et dans son article 4 que ces peuples ont droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes.

D’autre part les articles 8 et suivants garantissent les droits des langues et cultures des peuples autochtones.

Comme à l’accoutumé, la France a beaucoup de mal à mettre en pratique les accords qu’elle signe et cache le problème en refusant de reconnaître les peuples autochtones sur son territoire, et continue dans sa politique discriminatoire : cette semaine, elle vient de bloquer les comptes en banques d’une maison d’édition de livres en langue basque ainsi que ceux d’une télévision d’expression basque.

C’est pour cela, madame la Présidente, que nous demandons au Secrétariat du Conseil Economique et Social de l’ONU et à l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones :

1/ De faire appliquer par la France les accords internationaux qu’elle a déjà signé dont la Déclaration des droits des peuples autochtones.

2/ De nommer un expert autochtone pour la zone « Europe de l’Ouest »

Merci madame la Présidente ainsi que les membres du Bureau et délégations des peuples autochtones ici présents.

Milesker deneri, gora herrien arteko elkartasuna !

Vive la solidarité entre les peuples a utochtones.

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