1/ REPORTAGE AUDIO

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De Jojo Bidart et Audrey Hoc, les « envoyés spéciaux » d’Autonomia Eraiki pour des reportages quotidiens (en basque) diffusés en direct sur Irulegiko Irratia et retranscrits sur ce blog. En ouverture de cette 7ème session de l’UNPFII, à noter la présence remarquable et remarquée du président bolivien, Evo Morales.

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Pour tout contact direct avec les membres de la délégation citoyenne basque présente à New-York, dans le cadre de la 7ème  session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones : autonomiaeraiki@gmail.com Autre contact,  en Pays basque : gabrielmouesca@gmail.com – mobile : 06 23 16 27 23

UN IKURRINA A NEW YORK

Nos compatriotes de la délégation Autonomia Eraiki sont bien arrivés à New York. Aujourd’hui fut une journée de repos bien mérité après un périple quelque peu « compliqué » pour certains (Xan et Toz, absents sur la photo, qui auront vécu quelques mésaventures avec leur chargement de 9 tableaux). En attendant les premiers témoi- gnages écrits de nos camarades et les « choses sérieuses » qui de- vraient concrêtement débuter jeudi, une première photo de groupe derrière l’ikurriña (drapeau basque) qui devrait bientôt floter pour la première fois de l’histoire à l’ONU.

SIMPLES CITOYENS BASQUES

La présence ces jours-ci, à New-York, au sein de l’ONU, de la délégation citoyenne composée d’abertzale (patriotes basques) d’Iparralde provoque, pour le moins, un mouvement de curiosité, pour ne pas dire qu’il provoque un réel mouvement de sym- pathie. C’est une première, et comme toute première, ça interpelle. L’originalité de la démarche aussi probablement. Point de chefs de partis politiques en vue, pas plus que des habituels porte parole. Juste des citoyen(ne)s ayant le désir de témoigner, d’affirmer quelques vérités profondément encrées dans l’esprit de beaucoup en Iparralde. Et c’est à l’ONU. Ce lieu qui incarne pour nombre de nos contemporains l’organisation supra nationale par excellence. Et penser que de simples citoyen(ne)s d’Iparralde puissent s’y exprimer donne un goût savoureux à cette démarche. C’est armés de leurs convictions personnelles, mais également d’un message clair auquel adhèrent un nombre croissant de gens d’Iparralde que cette délégation va vivre cette 7ème session de l’Instance permanente sur les questions autochtones de l’ONU.

HERRIAK BIZI BEHAR DU ! (Le peuple doit vivre !) Ce leitmotiv que plusieurs générations de militant(e)s d’Iparralde ont porté, parfois au prix d’un engagement total, sera cette fois-ci dit, clamé au coeur de la représentation des nations du monde. Cette opération qui, quelques jours durant, sera évoquée de-ci de-là (et surtout ici), ne nous fera pas oublier que ce n’est pas de slogans et de discours que le changement se nourrit, mais bien des actions au quotidien, du don de soi, du travail accompli par les uns et par les autres au nom d’un idéal commun.

Cette délégation citoyenne abertzale témoignera de notre volonté de vivre. Face au monde, au coeur des Nations Unies. Mais c’est nous, ici et maintenant, qui avons à accomplir l’ouvrage indispen- sable. Celui de la reconstruction nationale. Pour continuer à marquer de notre présence l’Histoire de l’humanité.

Gabi Mouesca

TOZ EXPOSE A NEW YORK

Patientez, les 9 toiles défilent automatiquement

TOZ est un artiste vivant sur la côte basque. Cette fin de semaine il s’envolera pour New York avec la délégation citoyenne d’Iparralde (Pays basque nord) afin d’assister à la 7ème session de l’Instance Permanente aux Questions Autochtones de l’ONU. Dans ses bagages, 9 toiles qu’il a spécialement créées pour l’occasion et qu’il exposera le vendredi 25 avril toute la journée à l’Euskal Etxea de New York… 9 toiles comme les 9 lettres du mot AUTONOMIA. TOZ nous livre ici quelques explications sur sa démarche : (suite…)

LE PASSAGE

Maddi, TTittof, Didier, Popo, Txomin, Ramuntxo… et tous les gudari morts pour Euskal Herria… Votre vie terrestre a été de courte durée. Vous avez fait le choix de la consacrer à Euskal Herria.

Quelle que soit la profondeur de votre dialogue intérieur et de la réflexion collective, vous en avez conclu de combattre la violence par la violence… par Amour pour Euskal Herria.Vous avez fait le choix de la lutte armée, sachant que le prix à payer est… la prison ou la mort violente. Vos convictions sont inébranlables, pures, lumineuses. Vous n’avez peut-être pas pris la mesure exacte du poids, du fardeau de la détresse inévitablement engendrée par ce choix grave et sans retour. Pour la Liberté euskaldun, vous avez défié la mort, affronté la peur de la mort… et la mort violente a dévoré votre jeunesse, dans le souffle destructeur… la peur collée au tripes… Nourrissant depuis, dans l’Ombre, cette haine que vous soyez morts, ce chagrin culpabilité pour ceux qui sont restés vivants, ce ressentiment de colère contre l’agresseur, cet orgueil sacrificiel…

Quelle place pour le pardon rédempteur ? (suite…)