LE CHEMIN VERS L’AUTONOMIE: CA A DU SENS !!!

Le projet des Alsaciens, vient au départ de la base, des territoires eux mêmes, c’est une forme de rationalisation mais c’est aussi porteur d’un sentiment collectif d’appartenance commune… certes plus facile à faire quand il s’agit de réunir deux départements, présidés par l’UMP, avec la dernière région de l’Hexagone, présidée par l’UMP, et dont le président est aussi le ministre des collectivités locales.

Mais ceci dit, c’était le vœu au départ des Alsaciens, et ça a du sens.

Rien, ni en Alsace ni en Pays Basque nord, ne peut enrayer l’aspiration du peuple à un processus d’autonomisation qui triomphe partout dans le monde dans les grands États démocratique.

De la même manière que le vœu des Normands est de se réunifier dans une région unique, et ça a du sens.

Comme le vœu des Bretons est de rattacher la Loire Atlantique à la Bretagne, et de rendre à Nantes toute sa place dans la Bretagne pour la conduire vers plus de pouvoirs et de compétences, parce que ça a du sens.

Comme le vœu des Corses de fusionner les deux départements dans le cadre du statut particulier enfin doté de compétences d’autonomie… on y viendra assez rapidement, la population est de mieux en mieux disposée à ce sujet, parce que ça a du sens.

C’est le cas pour le département des Pyrénées orientales, autrement dit la Catalogne du Nord, qui a vocation à s’inscrire, à l’heure de l’approfondissement de la construction européenne, dans une région transfrontalière, par ce que là aussi , c’est le sens de l’histoire.

Il reste comme d’habitude le Pays Basque Nord, qui depuis des décennies, invente des dispositifs astucieux à l’ombre des institutions puissantes qui ne veulent, jusqu’à présent, pas lui concéder la moindre miette. (suite…)

DEFAITE ELECTORALE DES SOUVERAINISTES QUEBECOIS AUX ELECTIONS FEDERALES CANADIENNES

Le Bloc québécois – qui est la représentation électorale des souverainistes québécois pour le scrutin au Parlement fédéral du Canada – a subi, ce 2 mai 2011, une cuisante défaite qui se traduit par l’élection de seulement quatre députés fédéraux au Québec, contre 47 obtenus en 2008 !…

Ce que l’on a appelé une vague orange, qui est la couleur du NPD (Nouveau Parti Démocratique), un mouvement politique de sensibilité social-démocrate, qui s’est vaguement paré de revendications pro-Québec, a bouleversé la donne dans le paysage politique québecois. Ce parti, qui ne dispose à ce jour que d’un seul représentant à l’Assemblée nationale du Québec, se retrouve avec 58 députés au Parlement fédéral de Ottawa, en ayant visiblement captés beaucoup d’électeurs souverainistes qui se portaient jusqu’ici sur le Bloc québécois.

Ce genre de bouleversement devrait susciter bien des interrogations – en Pays Basque comme partout où s’exprime une revendication de reconnaissance des droits nationaux – sur les vicissitudes électorales et sur les changements qui peuvent s’opérer dans la donne socio-politique. Un électorat n’est jamais acquis – et moins encore le fait qu’il puisse être en position majoritaire – et s’il y a une leçon à tirer de la déconfiture des souverainistes québecois, c’est que les droits d’une nation doivent, en toutes circonstances, être reconnu comme imprescriptibles et inaliénables, et ne pas avoir à se retrouver otages des aléas électoraux.

Pour essayer de comprendre tout ce qui a pu concourir à la dégringolade électorale des souverainistes du Québec, nous vous proposons çi-après, l’analyse d’un philosophe québecois, publiée dans le quotidien Le Devoir, et qui eu l’amabilité de nous autoriser à la répercuter sur ce blog. Qu’il en soit remercié.

Allande SOCARROS

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QUAND LES MURS PROCLAMENT L’AUTONOMIE

Tardets

Gotein

Signe des temps sans doute, et de la frilosité du mouvement abertzale en Pays Basque nord à porter et à nourrir le projet politique en question, on voit très peu de peintures « Autonomia » sur les murs d’Ipar Euskal Herri. Celles dont nous publions çi-dessous les photos sont visibles en Soule, plus précisément à Tardets et à Gotein. Si des lecteurs de ce blog ont connaissance d’autres peintures murales proclamant l’aspiration à l’autonomie politique et institutionnelle, faîtes-nous  parvenir les photos, et nous les publierons.

CANDIDAT DU PARTIT NISSART AUX ELECTIONS CANTONALES DE 2011 !

  • Parti Niçois/Partit Nissart( Communiqué du vendredi 4 février 2011)

« Le Parti Niçois – Partit Nissart informe les Niçoises et les Niçois qu’il présentera des candidats aux prochaines élections cantonales. Le Bureau politique a déjà désigné comme candidats dans les 3e, 5e, et 7e canton de Nice  :

Dans le 3e canton : M. Gilles Zamolo,   suppléante, Mme Pierrette Deï.

Dans le 5e canton : M. Thierry Vallier, suppléante, Mme Valérie Sonzogni.

Dans le 7e canton : M. Claude Senni,    suppléante, Mme Hélène Violo.

Le Bureau politique est en consultation afin de décider s’il présentera des candidats dans d’autres cantons. Nous demandons à tous nos adhérents et sympathisants, de porter leurs suffrages en masse sur nos candidats désignés.

Comme nous l’avions annoncé, le Parti Niçois/Partit Nissart, ne présentera pas de candidat dans le 14e canton de Nice afin de ne pas gêner le front anti-Estrosi. Nous demandons à tous nos adhérents et sympathisants votant dans le 14e canton, de ne pas porter leurs suffrages  sur la candidate UMP, Mme Estrosi-Sassone, ni sur le candidat de l’Entente républicaine, M. Peyrat.

Nous leur demandons également, dans les cantons où nous ne serions pas présents, de ne pas porter leurs suffrages :

  • sur les candidats UMP, alliés ou apparentés
  • sur les candidats de l’Entente républicaine
  • sur les candidats du Bloc identitaire français, parti d’extrême droite national se présentant à Nice, sous le vocable niçois de Nissa rebela.

Le Président du Parti Niçois/partit Nissart :

Alain Roullier-Laurens

 

  • Communiqué du Secrétariat du Parti Niçois (26 février 2011)

« Le Parti Niçois/Partit Nissart, informe le public qu’il rejette les partis composant le système politique français. Contrairement aux informations parues dans le quotidien Nice-Matin, ses candidats aux prochaines élections cantonales dans les 3e, 5e et 7e cantons de Nice, sont classifiés officiellement comme « Régionalistes » dans le tableau officiel des appartenances politiques établis par la Préfecture des Alpes-Maritimes. Le quotidien Nice-Matin à été mis en demeure, ce jour, de  rectifier ses informations erronées et se mettre en conformité avec le classement préfectoral qui seul fait foi ».

 

LA SAVOIE : DE LA DESANNEXION A LA FEDERATION

Logo_savoie-300x300Dans le cadre de la série « L’autonomie : points de repéres pour nourrir la réflexion », nous avions publié, le 17 avril 2010, un dossier consacré aux annexions par la France des territoires de la Savoie et de Nice. On peut utilement s’y reporter pour comprendre le contexte et les enjeux des efforts menés à ce jour par les « désannexionistes » – c’est ainsi qu’ils se définissent – savoisiens (de préférence à « savoyards »), et des indépendentistes niçois. Ceux-çi se référent en particulier au Droit International pour mettre en exergue la caducité du Traité d’Annexion de 1860, qui, il faut bien le dire, fut une forfaiture des plus achevées.

Le texte que nous proposons çi-après à votre information et à votre réflexion entre dans le cadre des projets institutionnels ou propositions politiques de pays ou nations pris dans les filets uniformisateurs/centralisateurs de la France. A dire vrai, il n’est ni l’un ni l’autre, mais bien, comme indiqué dès son intitulé, un « Projet de Constitution de la Fédération Savoisienne ». A la lecture de ce document très élaboré et précis, on notera la référence, à plusieurs reprises, à la pratique des « votations », c’est à dire des consultations populaires ayant cours en Suisse… et pas toujours pour le meilleur des usages !

Il n’est guère étonnant que les désannexionistes savoisiens se référent à ce système de démocratie participative en vigueur dans le pays précité, car des sondages d’opinions démontreraient qu’une majorité de savoisiens verraient d’un bon œil… le rattachement à la Confédération Helvétique. Ainsi, une enquête d’opinion réalisée en juillet 2010 par l’institut SwissOpinion et publié

Par l’hebdomadaire Weltwoche de Zürich faisait apparaître que dans les départements 73 et 74 (pour parler jacobin…), 48% des sondés souhaitent que la Savoie soit incorporée à la Suisse; 39% sont contre et 13% indécis. Même s’il faut prendre de tels résultats avec prudence – un sondage n’étant qu’une photographie de l’opinion publique à un moment donné, et en se disant que ladite enquête n’avait pas d’incidences réelles, comme pour un référendum – , cela traduit au moins une inclinaison ou un intérêt marqué de la part de la population savoisienne envers « l’option suisse ».

Evidemment, on peut penser qu’au vu de toute sa tradition historique, des crispations nationalistes franchouillardes de toutes ces dernières années ainsi que de la très nette tendance actuelle à une recentralisation politico-institutionnelle, la France est à des années-lumières de concevoir de telles évolutions. Il faut se dire cependant que des statu-quo que l’on pensaient immuables peuvent être remis en cause à brêve échéance et que, par exemple, la construction européenne – aussi peu satisfaisante qu’elle soit encore aujourd’hui – à des effets centrifuges sur l’archaisme français en matière institutionnelle.

 

Allande SOCARROS (suite…)