CINQ RAISONS POUR VOTER

aux élections législatives du 17 juin

dans la IVe circonscription des PA

En rejoignant aux législatives la coalition EH Bai, les candidats de Batasuna ne se sont pas comptés, mais ils ont franchi un grand pas. Ils sont devenus acteurs, au même titre que Eusko Alkartasuna et Abertzaleen Batasuna. Ils ont contribué à l’élargissement du vote abertzale (patriote basque) avec les autres composantes de la gau- che abertzale. Et ce résultat est important ne serait-ce que symbo- liquement, parce qu’une fois encore, le vote abertzale progresse, et je dirais même accélère sa progression. C’est un message fort adressé à tous les observateurs, commentateurs de la vie politique, mais aussi à tous les partis politiques nationalistes (quand je parle de nationalistes, j’entends les partis jacobins et centralisateurs français). Ce n’est pas parce que l’alternance s’opère entre eux, qu’ils doivent négliger que leur vote s’effrite peu à peu et que le vote abertzale se consolide à son rythme.

Ce que la gauche abertzale a construit méthodiquement, élections après élections ces 21 dernières années… n’a pu se produire que parce que la gauche française, agrippée à sa vision étatiste et cen- traliste, s’obstine à présenter des candidats frontalement opposés aux aspirations des habitants de ce pays, notamment sur le plan institutionnel et de la reconnaissance de l’identité basque. (suite…)

CHANGEMENT ET CONTINUITE

éditorial d’Ekaitza n° 1079

29f0b2941dba4762605f780e2003add1L’interview accordée à Berria (du 26 mai) par la ministre de l’Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie, n’est pas de nature à nous surprendre, c’est le moins que l’on puisse dire. La nouvelle locataire de la place Beauveau nous a resservi toute la gamme des déclarations d’intention que l’on nous ressasse depuis des années, voire des décen- nies. A la hussarde. Comme on déclame des véri- tés premières. Quand on lui parle de département basque, elle ne voit là qu’un risque pour l’unité nationale. Quand on lui parle de processus de paix, elle vous répond collaboration poli- cière anti-terroriste. Et de rajouter l’éternel refrain négationniste du « c’est l’affaire de l’Etat espagnol, pas la notre !« . Et puis, c’est l’inévitable discours de menace à l’égard de ceux qui résistent en s’attaquant aux symboles des diverses formes d’exploitation et d’oppression que nous subissons, Basques d’Iparralde (les 3 pro- vinces basques en territoire français). Un seul credo pour MAM : enquêtes – arrestations – condamnations. « Et je veux qu’ils soient durement condamnés !  » clame-t-elle. Que faudra t’il pour que les gens de cette engeance, les tenants du pouvoir, optent pour une attitude qui ne s’inscrive pas éternellement dans la négation des réalités, l’arrogance dans les rapports avec le peuple, et la soif de domination à tout crin ? Les femmes et les hommes de bonne vo- lonté de notre pays, les édificateurs de structures sociales contri- buant au mieux être, au mieux vivre ensemble, les artisans de Paix, ne doivent pas se laisser déborder par l’impression désastreuse que peuvent procurer des déclarations du type de celle faite par MAM. Les ministres passent, le peuple basque, lui, reste ! Et il restera sur cette terre tant que nous serons portés par un idéal de justice et que nous saurons, au quotidien, chacun à son niveau, être les acteurs déterminés du changement.

EKAITZA


POURQUOI, L’AUTONOMIE ?

2cce36f59d7f0df41c836bc5beb631c7Parce que même si l’idée de l’autonomie a été mise sous le boisseau pendant de longues années, et si les gens qui défendaient cette idée se sont trouvés marginalisés, les alternatives proposées n’ont peut être jamais étés à la hauteur, ce qui explique la position de retrait de beaucoup d’entre nous. Toujours fidèles à des idéaux, mais parfois désabusés. (suite…)

L’AUTONOMIE ICI ET PARTOUT

lehen_urratsaCe blog est lancé aujourd’hui dans l’objectif affiché haut et fort de médiatiser sur le ouèbe la revendication d’un statut d’autonomie pour le Pays basque nord. Expressions et témoignages essentiel- lement personnels, mais parfois aussi collectifs, les notes et articles ici publiés seront donc tous signés. C’est notre choix éditorial : Autonomia émane d’une diversité de regards et des sensibilités au service d’un projet de société commun, pour cet avenir qui doit s’écrire au présent, ici comme partout.

Si pendant longtemps ce projet politique a dormi sur l’étagère dé- diée aux utopies poussiéreuses, au rayon Marc Légasse de nos bi- bliothèques militantes, au début des années 80 il a été comme qui dirait réhabilité par Iparretarrak, sous forme de slogans sur les murs et au bas des communiqués de revendication, tout d’abord, puis comme un avant-projet que l’organisation révolutionnaire soumet- tait au peuple d’Iparralde en 1993. Repris, amendé et très large- ment approfondi par les militants du collectif Eraikitzen  comme voie médiane et raisonnable entre l’indépendantisme et le départemen- talisme, il aura toutefois fallu plus de 20 ans d’affrontements, de violentes polémiques en mises sous le boisseau, pour que l’auto- nomie réapparaisse enfin aux yeux de beaucoup de Basques comme une alternative crédible. Une alternative qui, à notre sens, doit néanmoins éviter les écueils du passé comme les pièges du partidisme et s’ouvrir à toutes les analyses d’un processus émi- nemment moderne et progressiste, ici et partout. C’est pourquoi nous avons voulu et conçu ce blog comme un lieu de parole ouverte et directe.

Vous pourrez nous écrire en cliquant sur la plume dans la colonne de droite, nous serons fiers de publier sur notre blog toutes vos contributions au projet autonomique. Vos commentaires seront également les très bien venus (qui seront évidemment modérés).

Gora autonomia !

Gora Euskal Herria !

Vive toutes les autonomies territoriales !


Xan  Ansalas

NI ESPAGNOL, NI FRANCAIS

http://www.youtube.com/watch?v=3uR71baSDf8

C’est pour le plaisir de relayer sur notre nouveau blog cette vidéo à la portée universelle que je publie cette note. Oui, les Basques ne sont ni français ni espagnols, c’est ce qu’affirmait déjà ce joli petit film aujourd’hui devenu document historique. Incontestablement, Orson Welles, un des plus grands cinéastes du monde, a su aller à la rencontre de notre peuple qui chantait et dansait alors si joyeu- sement au pied des Pyrénées. Il y a plus de 50 ans…

Xan ANSALAS