LE POINT A MI-PARCOURS

Nous sommes à mi-parcours de cette 7ème session de l’Instance permanente de Nations Unies sur les Questions autochtones à New York. Gabi Mouesca ayant été empêché de participer à la délégation citoyenne (refus de visa non expli- qué à ce jour), depuis Bayonne il est quotidien- nement en contact avec nos compatriotes d’Iparralde (Pays basque nord). Pour le blog Autonomia, il fait le point.

Comment cela se passe t’il pour eux ?

Les membres de la délégation présente à l’ONU sont tous très fatigués. C’est un exercice très particulier que de se trouver au coeur d’une telle instance. Les assemblées et réunions se succè- dent à un rythme important. Des milliers de personnes provenant de tous les continents sont là qui espèrent tirer un profit maximum de leur déplacement sur New York. Les citoyen(ne)s composant la délégation d’Iparralde ne sont pas habitués à ce rythme, à ce type d’activité. Mais leur détermination est grande et ils sont bien conscients qu’ils leurs faut être actifs et réactifs.

Pas trop perdus au coeur d’une mégapole telle que New York ?

Il y a eu bien évidemment quelques gags, quelques exploits à mettre à l’actif de certains membres de la délégation qui ont appris à leur dépend que se déplacer à  New York n’est pas se déplacer dans la vallée de Baigorri ou au petit Bayonne… mais globalement, ils ont vite compris les codes de fonctionnement et les moeurs locaux. L’important dans un tel déplacement est de partir avec l’esprit d’ouverture, de découverte et d’acceptation de la différence. Tous les membres de cette délégation sont dotés de ces qualités-là. Ce qui  garantie une immersion facilitée dans un monde qui, il faut bien le reconnaître, est bien différent de ce que nous connaissons ici, en Euskal Herri.

Un premier bilan à mi-parcours ?

Il est, bien évidemment, impossible de tirer un quelconque bilan de cette opération en cours. Une chose est cependant certaine, c’est que la délégation s’est trouvée en un lieu où étaient réunis un nombre très important de peuples avec lesquels les basques ont des points communs très forts. Les questions de l’atteinte à l’identité et à la dépossession du bien commun (territoire) sont autant de réalités dramatiques que beaucoup de ceux qui sont présents lors de cette session partagent. Et puis, les membres de la délégation basque ont eu l’occasion de rencontrer beaucoup de personnes issues de mouvements qui militent pour la défense des droits des peuples. Ces rencontres sont la base d’un travail commun à venir. Il y a eu des volontés très fortes manifestées à ce niveau là. C’est extrêmement positif pour ce qui est de l’avenir.

Quelles ont été les participations de la délégation aux travaux menés lors de cette session de l’ONU, y a-t-il eu des prises de parole de leur part ?

Le fonctionnement de cette Instance est tout aussi rigide qu’il peut être souple. En fait, les temps d’intervention sont réglés comme du papier à musique… théoriquement. Mais certains intervenants semblent avoir une tendance lourde à oublier le temps qui passe dès lors qu’ils ont la parole et le micro en main. Ce qui est à l’évidence compréhensible lorsque l’on sait la charge dont certains intervenants sont les porteurs. Ils sont les porte-voix de peuples en péril, de peuples martyrs. La délégation basque devrait intervenir durant cette seconde partie de session.

Un travail particulier sera t-il effectué pour partager cette expé- rience au plus grand nombre dans les jours et semaines à venir ?

Rappelons que depuis le début de cette opération, un journaliste des radios basques, Jojo Bidart, rend compte quotidiennement sur les ondes de divers aspects de ces journées passées à l’ONU. Vous pouvez également trouver les fichiers audio de ces émissions sur le blog. Enfin, il y aura dans la presse locale un compte-rendu de cette opération dans les jours qui suivront leur retour de New York. Arrivée prévue le 3 mai.

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