2014/10/26an AMNISTIAREN EGUNA

Le dimanche 26 octobre 2014, a eu lieu Amnistiaren Eguna à Makea (Macaye), la veille avait eu lieu un débat sur l’amnistie.

Cette année le moment fort d’Amnistiaren Eguna a été la présentation du très consensuel reportage de Sylvie Garat “IK belaunaldia, Herriak bizi behar du”.

Consensuel, dans le sens où le fait de relater un moment de l’histoire dépasse les oppositions et les divergences qui ont pu et ont divisé les protagonistes de cette histoire. Ceux qui étaient pour, ceux qui étaient contre, quand la volonté de montrer quelles ont été les racines d’Ik , son intégration sociale et populaire l’emporte sur les différentes analyses politiques qui ont suivi cet engagement.

Laissons donc la parole à FR 3, qui a aussi diffusé ce documentaire:

3

Génération des autonomistes basques

Documentaire Durée : 55min Tous publics / 16:9 / stereo

Résumé

De 1973 à 1998, pendant près de trente ans, c’est toute une génération d’hommes et de femmes qui ont milité au sein de l’organisation séparatiste basque Iparretarrak. Face à l’exode des jeunes, au chômage, à l’abandon de la langue basque, à la spéculation immobilière, le mouvement autonomiste a voulu mettre l’Etat français et les notables du Pays basque au pied du mur. Tout en se livrant à des attentats, Iparretarrak cherchait une solution politique pour la reconnaissance du pays basque basée sur l’autonomie. Pour la première fois, des militants témoignent à visage découvert et se confient.

Autres

  • Sylvie Garat / Réalisateur

MAKEA-n AUTONOMIA – AMNISTIAREN EGUNA, 27/10/2013

Héritier de la lutte politico-militaire, qui s’est déroulée au Pays Basque Nord (Iparralde), et d’ années de lutte anti-répressive, comme tous les ans, Amnistiaren Eguna se déroulera à Macaye (Makea), ce dimanche 27 octobre 2013.

Voici l’appel à assister à cette journée, qui se déroulera autour d’un repas de qualité, et de prises de paroles, dans une ambiance festive et musicale , avec en clôture les groupes Sohano et Enbata :

AUTONOMIA-AMNISTIAREN-EGUNA-2013-GOMITA

 

RÉSULTAT DES ELECTIONS RÉGIONALES AQUITAINE

inscrit: 482340 votants: 254 953

élu: Alain Rousset socialiste         121 879 des voix, soit 47.80% des votants ou 25.27 % des inscrits

Xavier Darcos UMP                             60 120 des voix, soit 23.58% des votants ou 12.46 % des inscrits

Jean Lassalle MODEM                        58 039 des voix, soit 22.76% des votants ou 12.03% des inscrits

Au premier tour Jean Tellechea du PNB (partis national basque) obtenait 7030 voix soit 2.76% des votants ou 1.46% des inscrits,rapporté au nombre des inscrit sur les lites électorales en Iparralde (213 344, pour une population estimée à 285 000 habitants) cela représentant 3.3% des inscrit ou 6.85% des votants (102 659), en Iparralde.

Ce résultat est a rapporté avec les résultats de la campagne EHBAI (AB, Batasuna, EA), qui estime représenter la moitié de l’abstention en Iparralde (Pays basque nord), soit 4000 votes, 1.87% des inscrits ou 3.9% des votants en Iparralde. Le bulletin alternatif Herri avait trait à Laborantza Ganbara, la LGv, la répression, Jon Antza et la langue. Cette coalition éclata rapidement après la mort du policier français tué dans un échange de tirs avec ETA.

Quant à la consultation Batera (« êtes vous favorables à la création d’une collectivité territoriale Pays Basque ? »), avec une paticipation de 34 610 personnes, soit 16.22% des inscrit en Iparralde ( 7.18%  en Aquitaine), ou 33.71 % du corum des votants en Iparralde (13.58% en Aquitaine), elle réussit un résultat amenant à la réflexion.

Cette consultation montre un bon score, mais n’ a pas de conséquence au niveau du vote lui-même, car étant une consultation paralélle, et n’empêchant pas un vote traditionnel, ou une vote utile.

78.22% des participants à la consultation se sont prononcés positivement à la qestion (+- égal à 27 072 personnes), ce qui represente:

5.61% des inscrits en Aquitaine, 12.69% en Iparralde, ou 10.62% des votants en Aquitaine, 26.37% des votants en Iparralde.

Pourtant ce succés ne doit pas faire oublier, que les revendications de Batera pêchent  parfois par leur niveau minimaliste, comme le département :

Il y a 10 ans le département, n’était déjà plus à l’ordre du jour au niveau des institutions françaises, qui elles se préparaient déjà à l’euro-région, et comme l’a rappelé Jean René Etchegaray , centriste, membre de Batera :  « Alors que le texte bientôt en discussion à l’Assemblée nationale prévoit la suppression des Pays, auxquels nous sommes redevables de tant d’avancées, il convient d’interpeller tous les élus, en particulier les grands élus, sur l’urgence à trouver une réponse institutionnelle pour le Pays basque. Pour moi cette réponse ne peut pas être l’autonomie, elle doit prendre place dans le cadre de la République, de notre constitution. »(sud-ouest du 16 mars 2010)

Des avancées, mais  un chemin encore bien long, vers l’autonomie, dans une France et une Europe qui changent à toute vitesse.

LES FORS BASQUE ET LES DROITS DE L’HOMME

Naviguant sur l’internet, je n’ai pu m’empêcher , suite à de multiples errances de vouloir vous faire partager, un texte de la revue Lapurdum  écrit par Maité Lafourcade, qui donne une ouverture sur ce que je pense être un des fondements de l’inconscient collectif local, je vous invite donc à cliquer sur le résumé, ici présent, pour découvrir ce texte :

« Deux cents ans avant la Pétition of Rights de 1648 et la loi anglaise de 1679, bien avant les déclarations française et américaine des Droits de l’homme, les Fors basques, particulièrement les Fors de Biscaye de 1452 et 1526, élaborés par les Juntas, soit le peuple lui-même, en dehors de toute orientation systématique, renferment des dispositions, issues d’usages ancestraux, garantissant les droits naturels de l’homme : la liberté et l’égalité. Généralement ignorés en dehors du Pays basque, ils méritent cependant une place, toute modeste qu’elle soit, dans la liste universelle des Droits de l’homme.

Les lois forales, datant du Moyen Age, répondent aux mêmes exigences humaines, aux mêmes inquiétudes que les déclarations des derniers siècles. De plus, elles proclament des libertés concrètes suivies d’effets, et non des libertés abstraites qui, en France, ont abouti à Robespierre et Napoléon… »

UNE TRUFFE

En fouillant dans de vielles archives de 1982, je suis tombé sur une plaquette de présentation des Herri Taldeak, beaucoup des analyses présentées sont encore d’actualités, et pourraient être présentées actuellement, begaiements de l’histoire, ou avancée problématique ?