PROTEGEZ VOUS !

Big Léon is watching you !

Les rues de Baiona (Bayonne) seront parcourues par des individus armés et bardés de gilets pare-balles pendant toute la durée des fêtes. Si ça rassure certains irresponsables, la situation inquiète particulièrement tous ceux qui savent que, dans un tel contexte, les débordements et pétages de plombs peuvent engendrer des actes inconsidérés.

Cette décision aussi absurde que dangereuse a été prise par une mairie qui ne sait plus comment faire passer la politique imposée par M. Sarkozy. La vidéo surveillance sera de tous les instants, ce qui, si elle est faite dans les règles, mobilisera on ne sait combien de personnes pour « profiter » en toute tranquillité de la vie privée de chacun. Quant au fait que les forces dites de l’ordre arrêteront toute personne en état d’ébriété sur la voie publique, et compte tenu des capacités en cellules de l’administration, on peut penser que le choix sera particulièrement sélectif.

Face à cette agression, il s’agit de se protéger. Nous savons que les locaux tenus par les abertzale sont parmi les plus respectueux de la fête telle qu’on la conçoit en Euskal Herria. Il s’agira donc de les préserver de la folie municipale et des abus qui peuvent être engen- drés par une permissivité totale aux actes de répression. Notre pré- sence nombreuse au cours de ces journées et soirées, particuliè- rement au sein de Baiona TTipi (Petit-Bayonne) sera la seule garan- tie pour que soient respectés tous les éléments qui font qu’une fête peut se dérouler sans débordements… comme c’est le cas dans la plupart des villes et villages d’Euskal Herria.

Quant à la politique municipale, espérons qu’il ne s’agit pas d’un début d’application pour une surveillance de tous les instants de la population locale déjà cernée de caméras de toutes sortes.

Jean Grenet a fait le choix du tout policier pour sa ville, au lieu de développer les instances éducatives qui sont de plus en plus ab- sentes de l’environnement bayonnais. Ce choix n’est pas celui des citoyens, il est celui d’un élu irresponsable, maintenu au pouvoir par l’absence chronique d’une opposition unie. Pour les Bayonnais qui ont voté à gauche aux présidentielles, il faudra donc construire une véritable alternative aux prochaines municipales afin que cessent les délires sécuritaires de M. Grenet et faire place à une gestion de la commune qui implique réellement la population, avec notamment des élus résidant sur la commune, ce qui n’est pratiquement pas le cas dans l’équipe municipale actuelle.

EKAITZA

5 commentaires pour “PROTEGEZ VOUS !”

  1. Lu dans Le Monde de ce jour
    près de 300 personnes ont manifesté, samedi 11 août, à Tardets (Pyrénées-Atlantiques) pour protester contre les incendies qui ont détruit ces dernières semaines plusieurs résidences secondaires dans la province basque de Soule. A l’appel de la communauté de communes de Xiberoa, ce rassemblement avec le conseil général et des représentants du conseil régional d’Aquitaine se voulait « en solidarité avec les personnes touchées et en refus de ce climat de violence », selon les termes de Battitte Quéheille, président de cette intercommunalité qui précise : « Si les questions relatives au foncier et à l’immobilier sont réelles en Pays basque, rien ne justifie ces actes violents. ». ». Combien de temps encore allons nous supporter ces pseudo responsables politiques qui refusent que les gens de ce pays se dotent d’outils permettant d’avoir prise sur les questions aussi essentielles que la maitrise du foncier et de l’immobilier ? L’autonomie est la réponse à nos problémes. Que l’on cesse de nous traiter comme des mineurs. le peuple basque d’Iparralde est majeur! Autonomia orain !!!

  2. Peio-k arrazoina du !
    Tapons du pied, criiions bien fort !!!
    AUTONOMIA ORAIN… ORAIN !!!
    Et puisque les zélus c’est des pseudos, alors les citoyens aussi !
    Et si les citoyens c’est des pseudos, majeurs, mineurs ou médiateurs, qu’est-ce qu’on s’en fout de leur avis !?… hé! hé !
    Demokrazia : pim ! pam ! poum !?…

  3. Dépéche AFP suivie d’une question…
    PORTO-VECCHIO (Corse-du-Sud), 28 août 2007 (AFP) – Le président de la République Nicolas Sarkozy s’est déclaré mardi en Corse ouvert au dialogue, y compris sur le problème des prisonniers corses détenus sur le continent, prenant en compte la « douleur » de leurs familles. « Ceux qui veulent discuter à visage découvert, nous sommes prêts à les accueillir », a déclaré le président à Porto-Vecchio, deuxième étape de sa visite d’une journée en Corse. « Je suis prêt à parler de tout avec des gens honnêtes (…), ceux qui comprennent qu’il y a des règles dans une République », avait auparavant déclaré le président à Bocognano (Corse-du-Sud). Sur la question des prisonniers corses détenus hors de l’île, « nous sommes prêts, a poursuivi M. Sarkozy, à prendre en compte, avec le Garde des Sceaux, les douleurs de certaines familles, lorsqu’un membre de la famille a fait une faute et qu’il la paie en allant en prison ». Les nationalistes corses réclament le rapprochement des prisonniers nationalistes de leurs familles en Corse. « Mais que les choses soient claires : il n’y aura pas de compromis, a averti M. Sarkozy. Nous sommes prêts à prendre certaines résolutions mais (…) soit on respecte les règles de la République et la République est solidaire, soit on ne les respecte pas, et dans ce cas-là, on n’a rien à en attendre ». « Soit on comprend que la Corse est française et dans ce cas, la France est généreuse et accueillante. Soit on ne le comprend pas, et dans ce cas-là, on n’a rien à attendre de la France », a-t-il martelé. « Nous sommes prêts à discuter avec ceux qui ont un discours, pas deux, a poursuivi Nicolas Sarkozy. Nous sommes prêts à discuter avec ceux qui aiment la Corse, pas avec ceux qui ne l’aiment pas, avec ceux qui veulent construire la Corse de demain, pas avec ceux qui veulent la détruire, et jamais on ne me fera croire qu’on aime la Corse quand on plastique des écoles et des bâtiments publics alors que la Corse a besoin de services publics. Cela, je ne l’accepterai pas ». « C’est une nouvelle page de l’histoire que nous allons écrire ensemble. Pendant cinq ans, j’accompagnerai la Corse de toutes mes forces. Mais je vous demande d’être fidèles à l’héritage qui est le vôtre, d’être fiers d’être corse et d’être français, d’être fiers d’une île qui mérite de rayonner pas de s’enfermer », a-t-il déclaré. Le président de la République s’est dit « prêt à aller très loin » pour accompagner la Corse dans son développement. « Je suis prêt à aller loin sur la culture corse, sur la langue corse, sur l’enseignement du corse à l’école. Cela ne me fait pas peur, on peut vouloir parler la langue de ses grands-parents et être profondément français et attaché à la République », a dit le chef de l’Etat. « Je suis prêt à aider à ce développement culturel, le mot identité ne me fait pas peur », a-t-il ajouté. « J’ai défendu l’identité nationale française, je suis prêt à reconnaître et accompagner l’identité corse, une identité insulaire, une identité montagneuse qui existe depuis bien longtemps », a-t-il affirmé.

    Question : voilà une semaine le même Sarkozy est passé en Iparralde (Pays basque nord) en ignorant superbement la réalité conflictuelle que nous vivons. Pourquoi une telle différenciation de traitement ? Qu’est-ce qui fait que les Corses sont entendus et les Basques ignorés ? Que faut-il faire ?

    Peio

  4. Peio,
    Tes interventions sur ce blog sont vraiment très intéressantes. Pour davantage de lisibilité, ne souhaiterais-tu pas que tes textes soient publiés ici en notes plutôt qu’en commentaires ?
    Si tu m’en donnes l’autorisation, cela n’est vraiment pas très compliqué pour moi… Peut-être que plus tard nous pourrions carrément envisager de ta part une franche collaboration à ce blog q:o)

  5. A propos du petit Sarkosy…
    … comme a dit quelqu’un :
    « … en bien ou en mal, pourvu qu’on parle de MMOI !!!  »
    Dit autrement :
     » ne pas confondre la mouche du coche avec l’abeille productrice de miel !  »

Laissez un commentaire


Warning: Undefined variable $user_ID in /homepages/37/d359806375/htdocs/wp-content/themes/autonomia/comments.php on line 72