CANDIDAT DU PARTIT NISSART AUX ELECTIONS CANTONALES DE 2011 !

  • Parti Niçois/Partit Nissart( Communiqué du vendredi 4 février 2011)

« Le Parti Niçois – Partit Nissart informe les Niçoises et les Niçois qu’il présentera des candidats aux prochaines élections cantonales. Le Bureau politique a déjà désigné comme candidats dans les 3e, 5e, et 7e canton de Nice  :

Dans le 3e canton : M. Gilles Zamolo,   suppléante, Mme Pierrette Deï.

Dans le 5e canton : M. Thierry Vallier, suppléante, Mme Valérie Sonzogni.

Dans le 7e canton : M. Claude Senni,    suppléante, Mme Hélène Violo.

Le Bureau politique est en consultation afin de décider s’il présentera des candidats dans d’autres cantons. Nous demandons à tous nos adhérents et sympathisants, de porter leurs suffrages en masse sur nos candidats désignés.

Comme nous l’avions annoncé, le Parti Niçois/Partit Nissart, ne présentera pas de candidat dans le 14e canton de Nice afin de ne pas gêner le front anti-Estrosi. Nous demandons à tous nos adhérents et sympathisants votant dans le 14e canton, de ne pas porter leurs suffrages  sur la candidate UMP, Mme Estrosi-Sassone, ni sur le candidat de l’Entente républicaine, M. Peyrat.

Nous leur demandons également, dans les cantons où nous ne serions pas présents, de ne pas porter leurs suffrages :

  • sur les candidats UMP, alliés ou apparentés
  • sur les candidats de l’Entente républicaine
  • sur les candidats du Bloc identitaire français, parti d’extrême droite national se présentant à Nice, sous le vocable niçois de Nissa rebela.

Le Président du Parti Niçois/partit Nissart :

Alain Roullier-Laurens

 

  • Communiqué du Secrétariat du Parti Niçois (26 février 2011)

« Le Parti Niçois/Partit Nissart, informe le public qu’il rejette les partis composant le système politique français. Contrairement aux informations parues dans le quotidien Nice-Matin, ses candidats aux prochaines élections cantonales dans les 3e, 5e et 7e cantons de Nice, sont classifiés officiellement comme « Régionalistes » dans le tableau officiel des appartenances politiques établis par la Préfecture des Alpes-Maritimes. Le quotidien Nice-Matin à été mis en demeure, ce jour, de  rectifier ses informations erronées et se mettre en conformité avec le classement préfectoral qui seul fait foi ».

 

LA SAVOIE : DE LA DESANNEXION A LA FEDERATION

Logo_savoie-300x300Dans le cadre de la série « L’autonomie : points de repéres pour nourrir la réflexion », nous avions publié, le 17 avril 2010, un dossier consacré aux annexions par la France des territoires de la Savoie et de Nice. On peut utilement s’y reporter pour comprendre le contexte et les enjeux des efforts menés à ce jour par les « désannexionistes » – c’est ainsi qu’ils se définissent – savoisiens (de préférence à « savoyards »), et des indépendentistes niçois. Ceux-çi se référent en particulier au Droit International pour mettre en exergue la caducité du Traité d’Annexion de 1860, qui, il faut bien le dire, fut une forfaiture des plus achevées.

Le texte que nous proposons çi-après à votre information et à votre réflexion entre dans le cadre des projets institutionnels ou propositions politiques de pays ou nations pris dans les filets uniformisateurs/centralisateurs de la France. A dire vrai, il n’est ni l’un ni l’autre, mais bien, comme indiqué dès son intitulé, un « Projet de Constitution de la Fédération Savoisienne ». A la lecture de ce document très élaboré et précis, on notera la référence, à plusieurs reprises, à la pratique des « votations », c’est à dire des consultations populaires ayant cours en Suisse… et pas toujours pour le meilleur des usages !

Il n’est guère étonnant que les désannexionistes savoisiens se référent à ce système de démocratie participative en vigueur dans le pays précité, car des sondages d’opinions démontreraient qu’une majorité de savoisiens verraient d’un bon œil… le rattachement à la Confédération Helvétique. Ainsi, une enquête d’opinion réalisée en juillet 2010 par l’institut SwissOpinion et publié

Par l’hebdomadaire Weltwoche de Zürich faisait apparaître que dans les départements 73 et 74 (pour parler jacobin…), 48% des sondés souhaitent que la Savoie soit incorporée à la Suisse; 39% sont contre et 13% indécis. Même s’il faut prendre de tels résultats avec prudence – un sondage n’étant qu’une photographie de l’opinion publique à un moment donné, et en se disant que ladite enquête n’avait pas d’incidences réelles, comme pour un référendum – , cela traduit au moins une inclinaison ou un intérêt marqué de la part de la population savoisienne envers « l’option suisse ».

Evidemment, on peut penser qu’au vu de toute sa tradition historique, des crispations nationalistes franchouillardes de toutes ces dernières années ainsi que de la très nette tendance actuelle à une recentralisation politico-institutionnelle, la France est à des années-lumières de concevoir de telles évolutions. Il faut se dire cependant que des statu-quo que l’on pensaient immuables peuvent être remis en cause à brêve échéance et que, par exemple, la construction européenne – aussi peu satisfaisante qu’elle soit encore aujourd’hui – à des effets centrifuges sur l’archaisme français en matière institutionnelle.

 

Allande SOCARROS (suite…)

LES VOEUX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, BIEN MAL RECUS

Après une période d’agitation sociale ayant réuni des centaines de milliers de futurs retraités (?) et ayant été traité avec le même cynisme que l’adoption de la constitution européenne (échec référendaire, mais adoption par l’assemblée), le Président de la République s’addresse à la nation, et avec la même maestria traite de l’évolution de l’Outremer; ce qui lui vaut des réponses  de l’UPLD, du Tävini Huira’atira et du LKP, pas tout à fait convaincus par ses dires. (suite…)

L’OCCITANIE? DEUX PROJETS POLITIQUES POUR LE RENOUVEAU D’UNE VIEILLE NATION

Dans la continuité de notre série concernant les projets politico-institutionnels ou propositions de statuts d’autonomie pour des pays sous tutelle de la République Française, nous vous proposons d’aller voir aujourd’hui du coté de l’Occitanie. Dans cette vieille et vaste terre, à la tradition démocratique bien plus ancienne que celle de l’auto-proclamée «Patrie des Droits de l’Homme», existe, à notre connaissance, deux structures politiques que l’on peut qualifier d’autonomistes ou assimilés : le Partit Occitan (PO) et le Partit de la Nacion Occitana (PNO). Le premier est membre de la fédération ‘Régions et Peuple Solidaires’ (RPS), dont font partie, entre autres, EAJ-PNV (Euskal Herria), le PNC (Corse) et l’UDB (Bretagne). Le second est un mouvement assez ancien – crée en 1959 –, dont l’un des fondateurs et le pilier idéologique fut François Fontan, promoteur du concept de l’etnisme.

Les deux sensibilités, bien qu’apparemment politiquement proches, ont élaboré chacune un projet politico-institutionnel : le PO, sous forme d’un «Projet de statut d’autonomie pour l’Occitanie» datant de 1980 ; le PNO, sous la dénomination d’un «Programme national» adopté en 2009. Pour ce qui est du PNO, il faut préciser qu’il ne revendique pas stricto-sensu la mise en place d’une autonomie occitane, mais l’avènement d’une «République fédérale occitane, souveraine, membre de l’Union Européenne et de l’ONU».

Deux revendications politico-institutionnelles aux caractèristiques très similaires dans un pays où l’expression politique pour une émancipation occitane a du mal, au moins en apparence, à rencontrer une large adhésion populaire… On dit qu’abondance de biens ne nuit pas, mais, en l’occurrence, on peut se demander si cela concourt à éclairer des consciences profondément colonisées et éclatées en particularismes et donc aux antipodes d’un sentiment d’appartenance à une Nation privée de ses droits fondamentaux. Quand au «Gouvernement Provisoire Occitan» inspiré et constitué, au moins en partie, par le PNO, sans aucunement prétendre donner des leçons, on peut tout de même se demander si la plus judicieuse des stratégies politiques est celle de commencer par la fin ?

Néammoins, à la lecture des documents que nous reproduisons çi-après, les mouvements politiques abertzale constitués en Pays Basque nord, auraient tort de les considérer avec commisération. En matière d’organisation et de travail politique, la situation de délitement dans laquelle se trouve, depuis bien des années maintenant, le mouvement abertzale, ne l’autorise certes pas à servir d’exemple ailleurs. Ce qui constitue la réalité abertzale et son influence indéniable dans la société du Pays Basque nord, c’est la grande et importante implication de militants – ce terme n’étant pas forcément à prendre dans son sens politique – dans tous les secteurs qui concourent à faire vivre ce pays. La grande majorité de ces abertzale, acteurs de la sociéte dans laquelle ils vivent et qui ne passent pas leur temps à refaire le monde en petit comité et en cercle fermé, font tout ce qu’il peuvent avec les limites inposées par les structures – institutionnelles en particulier – dans lesquelles ils sont impliqués. Ils font au maximum, de manière isolé, sans cadre politique fédérateur auquel ils pourraient en permanence se référer, sur lequel ils pourraient s’appuyer.

Alors, pour ce qui est de la défense et de la promotion de nos droits nationaux, pour l’écho et l’influence que nous avons dans la société, nous sommes certes plus en avance que les occitans… mais il semblerait bien que nous ayons arrêté de progresser sur la voie de l’émancipation, de la prise en main de nos affaires, du devenir collectif, de la possibilité de choisir… en un mot : de l’autonomie.

 

Allande SOCARROS (suite…)

BRETAGNE : L’UDB OU L’AUTONOMISME PRAGMATIQUE

L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est l’un des plus anciens mouvement politique pronant l’autonomie en tant qu’instrument d’autogouvernement pour les bretons, d’origine ou d’adoption. Il a une implantation notable, en terme de militants et d’élus, sur l’ensemble des cinq départements que Paris avait crées dans son optique habituelle du «diviser pour mieux régner». L’UDB a aussi, depuis toujours, une certaine culture de la gestion politique qui lui a fait choisir de quitter les terrains de la seule incantation pour les voies du pragmatisme. De la sorte, L’UDB, fidèle à ses aspirations sociale-démocrates, a opté pour des alliances électorales avec des forces politiques françaises de gauche, essenciellement le Parti Socialiste. Il a ainsi pu obtenir un certain nombres d’élus, principalement dans les municipalités. Cela lui a valu longtemps, au mieux les sacarmes des indépendantistes de gauche bretons, au pire une certaine animosité de la part de ces mêmes milieux aux yeux desquels il n’était pas loin de passer pour «traitre à la cause». (suite…)

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